Stimming : l'autostimulation pour rester concentré au bureau
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Stimming : l'autostimulation pour rester concentré au bureau

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Written by Content Team

Il vous arrive parfois de faire tourner votre bague, de tapoter votre stylo ou de balancer les jambes ?

 

Ce besoin de bouger correspond à un réflexe d'autorégulation sensorielle. Particulièrement commun chez les profils atypiques (TDAH, TSA), on le retrouve aussi chez les personnes neurotypiques.

 

Le mouvement stimule la cognition et favorise la concentration, tandis que l'immobilité fatigue le cerveau.

Découvrez, dans cet article, les bienfaits du fidgeting et du stimming, ainsi que des solutions pour les intégrer discrètement à votre vie professionnelle.


Qu'est-ce que le stimming et pourquoi en a-t-on besoin au travail ?

 

Stimming et fidgeting au bureau

 

Qu'est-ce que le stimming (autostimulation) chez l'adulte ?

 

Le stimming, abréviation anglaise de "self-stimulatory behavior", désigne l'ensemble des comportements et mouvements stéréotypés ou répétitifs utilisés pour l'autostimulation. Qualifiés de stéréotypies dans le domaine médical, ces gestes favorisent la régulation des émotions et du système nerveux

Selon les observations de la Cleveland Clinic, l'autostimulation répond à des besoins précis. Elle permet notamment de :

 

  • faire face à une surcharge sensorielle (comme le bruit d'un open space),
  • maintenir l'éveil mental face à des tâches monotones,
  • améliorer la concentration,
  • réduire le stress,
  • aider le cerveau à traiter l'information de manière plus fluide.

 

Bien que ce besoin de régulation soit très fréquent chez les profils neuroatypiques, notamment dans le cadre du TSA (Trouble du Spectre de l'Autisme) et du TDAH, il ne leur est pas réservé. Le stimming s'observe massivement chez les personnes hypersensibles, ainsi que chez les adultes neurotypiques lorsque la fatigue ou le stress au travail s'intensifient.

 

D'après la National Autistic Society, ces habitudes évoluent avec l'âge. Chez l'adulte, les formes de stimming sont souvent plus subtiles que chez l'enfant, afin de s'adapter aux normes sociales et professionnelles.

 

Qu'est-ce que le fidgeting ?

 

Le fidgeting se distingue du stimming par des micro-mouvements plus localisés et souvent inconscients, situés au niveau des mains ou des pieds.

 

Il peut, par exemple, s'agir de cliquer sur son stylo, de manipuler un trombone ou de faire rebondir son talon sous le bureau.

 

Concernant la quasi-totalité de la population, ce comportement est parfois nécessaire pour :

 

  • rester concentré,
  • évacuer le trop-plein d'énergie causé par le stress,
  • ou surmonter l'ennui face à une tâche monotone.

Selon cette étude répertoriée sur PubMed, cette forme d'agitation motrice favorise une meilleure attention et efficacité cognitive chez les adultes TDAH.

 

Du tapotage de stylo au balancement : quelles sont les différentes formes de stimming au bureau ?

 

L'autostimulation est omniprésente en entreprise.

Cependant, le stimming au bureau ne se limite pas aux manifestations stéréotypées les plus visibles et revêt des formes discrètes et socialement tolérées.

 

De nombreux adultes développent des gestes invisibles pour leurs collègues, tels que des contractions musculaires imperceptibles, la pression des orteils au fond des chaussures ou un balancement minimal du bassin sur le fauteuil.

 

Toutefois, certains contextes ont tendance à exagérer ces comportements, notamment lors de réunions interminables, de tâches monotones ou de périodes de surcharge sensorielle en open space.

 

Ces stéréotypies se divisent en plusieurs catégories sensorielles selon le type de régulation recherché :

 

  • Moteur : une jambe qui tremble sous la table, le clic répétitif d'un stylo à bille ou le pianotage des doigts sur le bureau.
  • Tactile : manipuler une bague, enrouler une mèche de cheveux, triturer un trombone ou jouer avec les coutures de ses vêtements.
  • Vestibulaire : se balancer légèrement d'avant en arrière ou utiliser les mouvements de rotation d'un siège pivotant.
  • Proprioceptif : croiser fortement les jambes ou masser fermement ses mains pour ressentir une pression corporelle.
  • Auditif et oral : mâcher un chewing-gum, mordiller un capuchon de stylo ou fredonner discrètement.
  • Visuel : fixer un objet en mouvement (comme un ventilateur de plafond) ou aligner méticuleusement ses fournitures de bureau.

 

aligner méticuleusement ses fournitures de bureau: une forme de stimming

 

Rôle des systèmes proprioceptif et vestibulaire

 

La corrélation entre activité motrice et fonctions cognitives s'explique en particulier par la régulation de l'arousal, c'est-à-dire le niveau d'éveil à la fois physiologique et psychologique du système nerveux.

 

Le cerveau agit sur cet état de vigilance via deux canaux sensoriels principaux :

 

  • Le système proprioceptif (conscience du corps dans l'espace) : activé par les contractions musculaires et les pressions exercées sur les articulations, il contribue à stabiliser l'arousal. Lorsque l'on pianote avec ses doigts ou change de posture, les récepteurs envoient des signaux au cerveau afin de filtrer les distractions alentour et de laisser le cortex préfrontal se concentrer sur la réflexion.
  • Le système vestibulaire (gestion de l'équilibre) : logé dans l'oreille interne, il détecte les mouvements de la tête. Quand la vigilance baisse, l'activation vestibulaire stimule le SRA (Système Réticulaire Activateur), responsable du déclenchement de la vigilance. Des stimulations fluides ou micro-balancements favorisent la libération de neurotransmetteurs, comme la dopamine et la noradrénaline, afin de relancer la concentration et d'accélérer la vitesse de traitement de l'information.

 

Le coût cognitif du "masking" et de l'immobilité forcée

 

Rester assis et figé durant des heures sur une chaise de bureau traditionnelle nuit à vos capacités cognitives. En réduisant la circulation sanguine et l'oxygénation du cerveau, votre vigilance s'étiole.

 

Pour les personnes neurodivergentes, rentrer dans ce moule rigide demande un effort colossal. Obligées de s'auto-surveiller et de bloquer leurs mouvements naturels toute la journée afin de "paraître professionnelles", elles font ce qu'on appelle du masking(camouflage comportemental). Cette hypervigilance sature le cerveau et consomme une énergie folle.

 

Contenir ses mouvements, contrôler sa posture et réprimer ses besoins physiologiques demandent une attention de chaque instant. Ce contrôle permanent génère une surcharge mentale importante qui, comme le documente le site Autisme soutien, accroît le risque d'anxiété sociale et de burn-out autistique.

 

Quand le fidgeting devient-il un outil de performance ?

 

Dans le quotidien professionnel, certaines tâches appellent au mouvement pour rester concentré et améliorer sa productivité.

 

Ce phénomène repose sur la loi Yerkes-Dodson qui stipule que la performance cérébrale dépend de notre niveau d'éveil. Lorsque l'arousal est trop bas, les performances baissent, l'ennui et les somnolences font leur apparition. En cas d'arousal trop élevé, le cerveau panique et bloque. La concentration est à son maximum dès lors que l'état d'éveil atteint le sommet de cette courbe en U inversé.

 

Le stimming et le fidgeting agissent comme des régulateurs pour ramener le cerveau dans sa zone de performance idéale. Face à une tâche monotone, le mouvement stimule l'éveil et nous sort de la léthargie. Dans un open space bruyant, il canalise le trop-plein d'angoisse pour abaisser la tension.

 

1. Tâches répétitives ou administratives

 

Saisie de données, tri de mails ou tâches administratives rébarbatives favorisent la mise en "veille" du cerveau. Face à cette monotonie, la production de dopamine, molécule de la motivation et de la vigilance, dégringole. C'est, dans ce contexte, que l'on multiplie les fautes d'inattention dues à l'ennui.

 

Faire tourner une bague ou manipuler un objet sous le bureau permet de combler ce vide. Ces mouvements mécaniques stimulent juste assez le système nerveux pour maintenir l'éveil mental, sans pour autant saturer l'esprit.

 

2. Longues phases de lecture ou d'écriture

 

Rédiger un document complexe ou analyser un long rapport demande une immersion intellectuelle intense. Lorsque l'on réfléchit et se concentre trop longtemps, le corps accumule une forte tension neuromusculaire. Les capacités d'attention finissent par saturer.

 

Ici, bouger régulièrement les doigts, tripoter un trombone ou changer de posture sert de soupape à la surcharge mentale. Ces micro-mouvements réguliers libèrent la tension physique accumulée et améliorent l'attention, la vigilance et même la mémorisation sur de longues périodes.

 

3. En open space, pour survivre à la surcharge sensorielle

 

survivre à la surcharge sensorielle des open-space grâce au stimming

 

Travailler au milieu des téléphones qui sonnent, des collègues qui discutent et des pas incessants est un défi quotidien pour la concentration. Le cerveau se fatigue à force de trier les informations.

 

S'autostimuler offre à votre cerveau un repère physique interne et prévisible. En vous focalisant sur une sensation corporelle que vous contrôlez, votre esprit fait plus facilement abstraction des bruits et des mouvements autour de vous. Ainsi, vous pouvez vous recentrer sur vous-même et créer votre propre bulle de concentration au milieu du brouhaha.

 

Quels sont les bienfaits du mouvement et de l'autostimulation au bureau ?

 

Le besoin de bouger sur sa chaise répond au besoin du système nerveux de s'autoréguler. S'autoriser ces micro-mouvements au quotidien apporte quatre bénéfices majeurs pour la santé mentale et l'efficacité au bureau.

 

Réguler le système nerveux pour évacuer le stress et l'anxiété

 

Réguler le système nerveux pour évacuer le stress et l'anxiété grâce au stimmin et fidgeting

 

L'anxiété et la pression professionnelle provoquent une hausse du cortisol, l'hormone du stress. Lorsque l'on s'oblige à rester immobile, cette tension interne reste bloquée, aggravant encore l'agitation mentale et la nervosité.

 

À l'inverse, des mouvements rythmiques et répétitifs, comme tapoter doucement les doigts ou utiliser une assise dynamique, apaisent le système nerveux. Ces micro-mouvements simples et continus permettent de détendre les muscles et de faire baisser les niveaux de cortisol, afin de s'autoréguler malgré la surcharge de travail.

 

Maintenir l'éveil du cerveau, l'attention et la concentration

 

Maintenir l'éveil du cerveau, l'attention et la concentration grâce au stimming

 

Pour traiter les informations et rester concentré, notre cerveau doit rester éveillé.

 

Une immobilité prolongée sur un siège classique fait chuter ce niveau d'éveil à cause d'un ralentissement de la circulation sanguine et de l'oxygénation.

 

Modifier régulièrement ses appuis ou manipuler un objet stimule instantanément la production de dopamine et de norépinéphrine, deux neurotransmetteurs indispensables pour fixer l'attention.

 

En bougeant, on relance la vigilance du cortex préfrontal, ce qui prolonge l'attention et améliore la mémorisation durant les réunions ou les longues tâches intellectuelles.

 

Faire face à l'ennui et au vagabondage mental

 

Dompter l'ennui et le vagabondage mental avec le fidgeting

 

L'ennui au bureau survient généralement lors de tâches répétitives ou de phases d'écoute passive.

 

Sans engagement physique, le cerveau bascule automatiquement dans le vagabondage mental. L'esprit s'échappe, altérant la qualité de l'écoute.

Griffonner sur un carnet ou faire tourner une bague permet d'ancrer l'attention corporelle. Cette micro-stimulation occupe la part du système nerveux qui cherche à s'évader, sans mobiliser d'effort intellectuel. Ainsi, on reste connecté avec les échanges en cours.

 

Créer un bouclier contre la surcharge sensorielle

 

un bouclier contre la surcharge sensorielle grâce au stimming

 

L'open space sature rapidement le système nerveux avec ses conversations croisées, les bruits de claviers, les sonneries de téléphones, les allers-et-venues dans le champ de vision ou encore ses lumières crues.

 

Filtrer toutes ces distractions demande au cerveau un effort permanent, qui mène souvent à la saturation cognitive en fin de journée.

 

L'autostimulation tactile ou posturale peut vous en protéger. En vous concentrant sur un mouvement prévisible et contrôlé (comme de légères oscillations ou le contact avec un objet texturé), vous offrez à votre cerveau un stimulus familier. Vous créez ainsi votre propre bulle de concentration pour travailler sereinement malgré le bruit environnant.

 

Des bienfaits différents en fonction de sa neurodivergence

 

Le mouvement ne remplit pas exactement la même fonction selon chaque individu.

 

Fidgeting et TDAH : combler un besoin de stimulation

 

Les adultes TDAH (Trouble du Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité) présentent naturellement une activité dopaminergique plus faible dans le cortex préfrontal. Rester assis immobile pendant des heures relève pour eux de l'exploit physique.

 

Au contraire, l'activité physique, même de simples micro-mouvements, augmente immédiatement la disponibilité de leur dopamine.

 

Pour un profil TDAH, le fidgeting remplit donc un besoin physiologique à part entière afin de canaliser l'excès d'énergie physique pour empêcher l'esprit de s'éparpiller et de maintenir les fonctions exécutives en état d'alerte.

 

Stimming et autisme : un bouclier sensoriel et émotionnel

 

Chez les personnes atteintes d'un Trouble du Spectre de l'Autisme (TSA), l'autostimulation joue un rôle sensoriel et protecteur.

 

Les bureaux modernes regorgent de sources de distractions (discussions, passages, lumières crues), difficiles à filtrer pour un cerveau hypersensible.

 

Ici, le stimming offre un cadre familier et prévisible grâce à des gestes répétitifs. Se balancer doucement, fredonner ou manipuler une texture spécifique permet de réduire l'impact des imprévus et de gérer l'anxiété au travail.

 

Autoriser ces moments de stimming permet d'éviter le masquage forcé, réduisant ainsi drastiquement les risques d'épuisement professionnel ou de burn-out.

 

Comment intégrer le stimming et le fidgeting pour mieux travailler ?

 

Savoir que le mouvement aide à se concentrer est une chose, l'intégrer au quotidien au bureau sans gêner ses collègues en est une autre. C'est là que s'articulent l'autostimulation (le geste visible) et l'autorégulation (la capacité à moduler son stress et son attention). L'enjeu est trouver des solutions compatibles avec la vie professionnelle.

 

Les micro-mouvements discrets à adopter devant son écran

 

Les micro-mouvements discrets à adopter devant son écran

 

Il est tout à fait possible de s'autostimuler sans faire de bruit ni attirer le regard grâce à des micro-mouvements discrets :

 

  • Le tapotement invisible : tapoter légèrement le bout des doigts contre le dessous de la table ou sur ses cuisses. Ce geste reste totalement invisible pour les personnes assises en face de vous.
  • La rotation d'objets neutres : faire tourner un trombone ou un stylo de manière fluide entre ses doigts, en veillant simplement à ne pas faire cliquer le mécanisme.
  • L'activité des pieds : contracter et relâcher les orteils au fond de ses chaussures ou installer un grand élastique tendu entre les pieds de sa chaise pour y exercer une tension musculaire continue avec ses chevilles.
  • La manipulation dans la poche : garder une gomme lisse, une bille métallique ou un galet texturé dans la poche de sa veste ou de son pantalon pour le manipuler pendant les réunions.

 

Objets de fidgeting pour s'autoréguler au travail

 

Objets de fidgeting pour s'autoréguler au travail

 

On associe souvent les objets à manipuler ou fidgets aux cours de récréation. Pourtant, beaucoup d'adultes les utilisent au bureau pour s'ancrer et rester concentrés.

 

Optez pour des modèles discrets et totalement silencieux :

 

  • Des bagues rotatives : on peut en faire pivoter l'anneau extérieur sous le pouce sans que personne ne s'en aperçoive, ce qui est très pratique en réunion.

  • Des balles anti-stress en mousse ou en tissu : elles permettent de contracter les mains pour évacuer la nervosité, sans faire de bruits d'air.

  • Ou des cubes de manipulation : cachés au creux de la paume, ils offrent différentes textures ou des petits boutons souples à masser, à condition de choisir un modèle sans bruit.

 

Des objets proprioceptifs et tactiles, tels que des couvertures lestées, des coussins structurés ou des outils à mâcher, peuvent également être utilisés en toute discrétion au bureau.

 

Guide comparatif des objets silencieux pour l'open space

 

Voici des solutions discrètes et adaptées au bureau pour remplacer certains gestes instinctifs, potentiellement perturbants pour vos collègues :

 

Type de stimulation

Geste instinctif

Alternative professionnelle et silencieuse

Tactile / Motricité fine

Se ronger les ongles, triturer sa peau, faire cliquer son stylo à bille de façon répétée.

Porter une bague rotative anti-anxiété, manipuler un galet en pierre naturelle.

Visuelle / Focus

Regarder fixement dans le vide, être distrait par les mouvements ou les passages dans la pièce.

Installer un double écran épuré, utiliser une lampe de bureau à intensité et spectre réglables.

Posturale / Vestibulaire

Se balancer sur sa chaise fixe, faire trembler violemment sa jambe contre le bureau.

Adopter une assise active (comme un siège ballon), installer un repose-pieds dynamique oscillant.

 

Comment créer un espace de travail compatible avec le stimming ?

 

Aménager les bureaux de manière à permettre à chacun de réguler son énergie et ses émotions ne demande pas nécessairement de grandes transformations.

 

Il suffit avant tout d'arrêter de voir le mouvement comme une anomalie et de l'intégrer naturellement.

 

Importance de la posture et du mouvement dans une journée de travail

 

S'obliger à garder une posture fixe huit heures par jour sur une chaise de bureau traditionnelle fatigue autant les muscles que l'esprit.

 

C'est pourquoi l'ergonomie cherche à encourager la micro-mobilité. La liberté de mouvement apporte l'oxygène nécessaire au cerveau pour maintenir sa vigilance et éviter les coups de barre en fin de journée.

 

Intégrer le mouvement discrètement grâce au mobilier actif

 

Pour bouger sans perturber l'entourage, le mobilier actif change la donne. Les entreprises attentives au bien-être de leurs équipes installent de plus en plus de bureaux assis-debout, ce qui permet de changer régulièrement de posture dans la journée.

 

Autostimulation grâce au mobilier actif

 

Côté assise, le siège ballon est idéal pour canaliser les réflexes les plus courants, comme la jambe qui tremble ou le pied qui s'agite sous le bureau. Il transforme ce besoin de bouger en micro-oscillations fluides.

 

Recourir au design sensoriel pour se prémunir des surcharges

 

Créer un espace de travail inclusif nécessite aussi de réduire les agressions environnementales qui saturent le système nerveux, particulièrement chez les personnes TDAH, autistes ou hypersensibles.

 

  • La lumière : remplacer les éclairages crus et les néons qui fatiguent le système nerveux par des lampes d'appoint individuelles, à la lumière plus douce et indirecte.
  • Le bruit : l'installation de panneaux de feutre ou de cloisons textiles absorbe les résonances de l'open space. Autoriser et normaliser l'usage de casques antibruit permet aussi à chacun de s'isoler quand la fatigue s'installe.
  • Le rangement : garder un espace de travail organisé aide le cerveau à se concentrer sur sa tâche principale.

 

Espace de travail inclusif : casque anti-bruit

 

Pour les responsables RH et les managers, la meilleure stratégie reste l'écoute et le dialogue. Parler ouvertement de ces besoins permet de lever les tabous. Quand une entreprise accepte qu'un salarié travaille debout au fond de la salle pendant une réunion, ou qu'il utilise une assise dynamique, elle fait baisser l'anxiété liée au jugement. Permettre aux collaborateurs de s'installer de la manière la plus confortable pour eux est le meilleur moyen de les accompagner dans leur réussite.

 

Le siège ballon : un outil d'autostimulation entre design sensoriel et ergonomie

 

La forme sphérique d'un siège ballon comme le Bloon change complètement la dynamique de la position assise. Elle permet des micro-mouvements permanents à 360°, qu'il s'agisse de légers rebonds ou d'oscillations du bassin. Ce mouvement continu et totalement silencieux occupe le corps en arrière-plan, ce qui maintient le cerveau en état d'alerte positive sans saturer l'esprit.

 

Combler le besoin de mouvement vestibulaire sans quitter son poste de travail

 

Combler le besoin de mouvement vestibulaire sans quitter son poste de travail avec siège ballon Bloon

 

S'installer sur un ballon impose une instabilité douce qui sollicite en permanence les muscles du dos et des abdominaux. Pour maintenir l'équilibre, le corps effectue des micro-ajustements automatiques. Ce travail invisible active continuellement l'oreille interne et la conscience du corps dans l'espace.

 

Comme le buste bouge déjà de manière fluide pour se stabiliser, le besoin pressant de stimming moteur, comme ce tremblement frénétique de la jambe sous le bureau, s'estompe naturellement. De plus, l'effet de micro-rebond vertical relance la circulation sanguine et améliore l'oxygénation cérébrale. On ressent moins de raideurs musculaires, on garde une posture plus droite et l'endurance attentionnelle augmente, le tout sans créer la moindre nuisance sonore dans l'open space.

 

Retrouvez tous les bienfaits du ballon ergonomique au bureau.

 

Bouger au bureau avec style : en finir avec le mobilier stigmatisant

 

On hésite parfois à utiliser des outils de régulation au travail par peur du regard des collègues. C'est sûr que les ballons de fitness en plastique fluo ou les petits accessoires colorés, rappelant les salles de sport ou les cours de récréation, n'ont pas vraiment leur place dans un cadre professionnel.

 

En outre, un ballon de gym en plastique n'est pas adapté pour le bureau. En plus d'être inesthétique, il n'est pas conçu pour y passer la journée entière car il glisse, s'affaisse et roule dès que l'on se lève.

 

Bloon propose un véritable siège ergonomique adapté au travail quotidien. Sa base lestée le maintient stable à son poste et sa fermeté soutient le corps confortablement pendant de longues heures.

 

Sieges ballons Bloon un moyen discret de faire du stimming au bureau et en open-space

 

Le plastique brillant laisse sa place à des tissus chaleureux et agréables au toucher. On retrouve ainsi la maille tissée de la gamme Original, le relief du Côtelé, la douceur du Bouclette ou encore le côté naturel de la collection Le Lin.

 

Ce siège s'intègre dans un bureau individuel, un open-space ou à la maison pour le télétravail. Les collègues voient simplement un fauteuil moderne, tandis que le corps profite du mouvement nécessaire pour rester concentré.

 

FAQ : Vos questions sur le stimming et la concentration au travail

 

Le stimming et le fidgeting sont-ils toujours liés à l'autisme ou au TDAH ?

 

Non, tout le monde pratique des formes d'autostimulation sans s'en rendre compte, comme faire tourner son stylo, se balancer sur sa chaise ou tapoter des doigts pendant une réflexion. Ces gestes deviennent simplement plus fréquents et indispensables chez les personnes neurodivergentes pour réguler la pression ou l'ennui.

 

Est-ce normal de bouger pour se concentrer ?

 

Oui, c'est purement physiologique. Pour beaucoup de profils, s'obliger à rester totalement immobile est une véritable torture, néfaste pour le corps et les capacités cognitives.

 

Comment expliquer mon besoin de bouger à mes collègues ou à mon manager ?

 

Vous pouvez en parler sous l'angle de l'ergonomie et de l'efficacité. Expliquez simplement que la mobilité posturale stimule votre concentration, évite la fatigue musculaire et vous permet de travailler à votre plein potentiel. Présenter le mouvement comme un moyen de performer lève immédiatement les doutes.

 

Est-ce que le stimming distrait les autres en open space ?

 

Seuls les gestes bruyants (comme le clic d'un stylo) ou trop amples peuvent déranger l'entourage. Utiliser des solutions discrètes comme des accessoires silencieux ou une assise dynamique règle le problème. Le besoin de bouger devient invisible et inaudible.

 

Comment arrêter de bouger si cela dérange ?

 

Ne cherchez pas à vous bloquer, car réprimer ses mouvements consomme une énergie mentale précieuse au détriment de vos tâches professionnelles. Il vaut mieux orienter ce besoin vers des stimulations invisibles pour les autres, comme des mouvements d'orteils ou l'utilisation d'un siège actif.

 

Peut-on utiliser des fidget toys au travail ?

 

Oui, à condition qu'ils respectent la charte de l'entreprise. Préférez-les silencieux, de couleurs sobres (noir, métal, bois) et d'un design neutre pour s'intégrer discrètement à l'environnement professionnel.


Conclusion

 

L'immobilité stricte, exigée dans la plupart des bureaux, est une épreuve invisible pour les profils neuroatypiques. Pour un cerveau TDAH, TSA ou hypersensible, bouger découle d'une nécessité biologique pour réussir à se concentrer, gérer ses émotions, filtrer les distractions environnantes et éviter l'ennui.

 

Forcer un collaborateur à rester figé sur une chaise classique consomme une énergie mentale immense qui se fait au détriment de ses missions. Le stimming et le fidgeting sont, à ce titre, des outils indispensables pour réguler le système nerveux et éviter l'épuisement professionnel.

 

Le siège-ballon Bloon offre une réponse concrète grâce à ses micro-mouvements libres à 360° et totalement silencieux. Il donne au corps la stimulation dont il a besoin pour fonctionner, sans perturber l'équipe ni dénoter dans les locaux. Adapter l'environnement de travail à tous est le moyen le plus direct de permettre à chacun de libérer son potentiel professionnel et de travailler sereinement.